Aller directement au contenu principal

J’ai quitté une Dynaudio Music 7 pour une paire de Bluesound Pulse Flex 2025.

Et franchement… je ne suis pas revenu en arrière.

Remplacer une Dynaudio Music 7, ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère.

Parce que cette enceinte, il faut le dire, avait de sérieux arguments.
Un design superbe, une vraie présence, et surtout une puissance parfaitement maîtrisée avec ses 6 amplis de 50 watts, soit 300 watts au total. Le son était propre, dense, percutant. Dynaudio, dans le monde de la hi-fi, ce n’est pas exactement un débutant.

Mais avec le temps, un manque est devenu de plus en plus évident : la scène sonore.

Parce qu’une enceinte monobloc, même très réussie, reste une enceinte monobloc.
Et à force, ce qui finit par manquer, c’est cette ouverture, cette respiration, ce jeu entre la droite et la gauche. Cette sensation que les instruments vivent chacun à leur place. Sur un morceau comme Take Five de Dave Brubeck, ça devient presque frustrant.

Autre déception : l’abandon par Dynaudio de son logiciel de streaming.
Franchement, pour un produit de ce niveau, ça laisse un goût amer. Heureusement, la Music 7 garde de bonnes entrées : Toslink, mini-jack, USB, HDMI, et elle reste compatible AirPlay 1. Mais quand même : pour un appareil connecté, on attend un peu plus de respect dans le suivi.

Je savais donc ce que je voulais pour la suite :
une vraie paire stéréo, du sans-fil, une bonne connectique, et un rendu sonore qui ne sacrifie pas l’exigence.

Et là, ça se complique.

Des enceintes connectées, il y en a partout.
Des belles aussi.
Des pratiques aussi.
Mais des modèles capables d’offrir à la fois une vraie stéréo, une signature audiophile, une connectique sérieuse et pas de câble entre l’enceinte gauche et la droite… ça se resserre vite.

J’ai regardé du côté de KEF, notamment les LSX II. Très belles, très bien finies, format parfait, connectique généreuse… mais à l’écoute, je n’ai pas eu le déclic. Question de goût, tout simplement.

Je me suis alors tourné vers les enceintes multiroom : Sonos, Audio Pro, Bluesound, WiiM, Yamaha, Denon, Apple, Bowers & Wilkins…
Il y avait toujours quelque chose qui coinçait. Un manque de connectique, une approche trop grand public, ou un son pas assez “hi-fi” à mes oreilles.

Et puis je suis tombé sur les Bluesound Pulse Flex 2025.

Des enceintes canadiennes, sobres, élégantes, pensées pour le multiroom, mais avec une vraie ambition audiophile.
Et surtout, elles cochaient enfin mes cases.

Une fois installées, malgré un BluOS parfois un peu capricieux pour créer la paire stéréo, le constat a été immédiat : ça sonne vraiment bien.

La scène sonore est là.
La séparation droite / gauche aussi.
Enfin.

On retrouve cette largeur qui manque tant à une enceinte monobloc.
Les instruments respirent.
La musique prend de l’air.

Chaque enceinte embarque une bi-amplification : 40 watts pour le woofer et 10 watts pour le tweeter, soit 2 x 50 watts. Sur le papier, ça peut sembler raisonnable. En pratique, pour une pièce de 30 m², c’est largement suffisant. Il y a du coffre, de la tenue, une belle maîtrise.

À condition, bien sûr, d’avoir une bonne source.

Sur Black Trombone de Serge Gainsbourg, dans la version avec intro de En studio avec Serge Gainsbourg, c’est un vrai régal et, un enregistrement nettement meilleur que la version originale, plus ample, plus vivant, presque plus habité.

Même chose avec Who Will Comfort Me de Melody Gardot : la voix, les instruments, la tenue des basses… on se laisse embarquer.

Les graves sont bien présents sans en faire trop.
Le médium et les aigus restent propres.
Rien ne vrille.
Rien ne fatigue.
Ça joue juste. Et ça joue bien.

Alors oui, je le dis clairement : une paire de Pulse Flex 2025 peut tout à fait remplacer une chaîne hi-fi de qualité équivalente, dans un usage domestique moderne.

Il y a quand même un point important à connaître.

Lorsque l’on crée une paire stéréo, une enceinte devient maître, l’autre esclave.
Et là, mon conseil est très simple : branchez l’enceinte maître en Ethernet.

Directement à la box, au routeur, ou via CPL.
Parce qu’en wifi, j’ai constaté des micro-coupures régulières, très désagréables, et qui rendent parfois l’application BluOS inutilisable. Depuis que l’enceinte maître est reliée en Ethernet, le problème a disparu.

Donc oui, c’est un peu ironique quand on aime le sans-fil.
Mais un seul câble Ethernet bien placé, c’est encore largement acceptable comparé à un câble audio entre les deux enceintes.

Autre bon point : on peut relier un téléviseur à l’enceinte maître via l’entrée combo optique TOSLINK / mini-jack 3,5 mm, et le son est ensuite diffusé sur les deux enceintes. Très pratique.

Au final, ce que j’ai gagné en passant de la Dynaudio Music 7 à une paire de Bluesound Pulse Flex 2025, ce n’est pas seulement un changement de matériel.

C’est surtout le retour d’un vrai plaisir d’écoute stéréo.
De l’espace.
De la largeur.
De la respiration.

Et ça, quand on y a goûté, c’est difficile de revenir en arrière.

Les plus

  • 24 bits / 192 kHz
  • DSD256
  • Bluetooth 5.3 avec aptX HD
  • AirPlay 2
  • Roon Ready
  • USB-C audio
  • USB-A
  • Entrée combo optique TOSLINK / mini-jack 3,5 mm
  • Ethernet
  • Système évolutif vers un home-cinéma sans fil multicanal
  • Mode Learning pour utiliser une télécommande infrarouge standard et éviter d’acheter la télécommande officielle à 70 euros

Les moins

  • Ethernet presque indispensable sur l’enceinte maître pour une stabilité parfaite
  • BluOS parfois capricieux lors de l’installation
keyboard_arrow_up